Anthologie Cruelle, c'est un pléonasme. Toute anthologie est le résultat d'un choix. Tout choix est cruel ! Bla bla bla... Qu'est-ce qui justifie la présence d'une anthologie poétique sur un site comme Gayattitude ? Rien, sinon le caprice d'un internaute désireux de rappeler aux intervenants que la poésie est parole première. Que toute prise de parole, s'exprimât-elle par l'image ou le geste, le simple signe, se confronte à la poésie. Pour le reste, le choix que j'offre ici est fonction de mon humeur, de mon itinéraire, et de ce qui me touche encore. D'où les absences, les vides historiques. Cette anthologie ne prétends pas à l'exhaustivité. Je la veux ultra subjective et la diffuse comme telle. Je est une foultitude et tous ces poèmes sont moi ! Je m'engage bien entendu à retirer tous les textes soumis à droits qui me seraient signalés. ;o)

18/06/2008

18/06/08 - 19:08

Aujourd'hui : Léo Ferré (1916/1993)



Je te donne


Les fleurs à inventer les jouets d'une comète
Les raisons d'être fou la folie dans ta tête
Des avions en allés vers tes désirs perdus
Et moi comme un radar à leurs ailes pendu
Des embruns dans tes yeux et la mer dans ton ventre
Un orgue dans ta voix chaque fois que je rentre
Des chagrins en couleur riant à ton chevet
Les lampes de mes yeux pour mieux les éclairer

Les parfums de la nuit quand ils montent d'Espagne
Les accessoires du dimanche sous ton pagne
Les larmes de la joie quand elle est à genoux
Le rire du soleil quand le soleil s'en fout
Les souvenirs de ceux qui n'ont plus de mémoire
L'avenir en pilules toi et moi pour y croire
Des passeports pour t'en aller t'Einsteiniser
Vers cet univers glauque où meurent nos idées

Des automates te parlant de mes problèmes
Et cette clef à remonter qui dit " je t'aime "
Un jardin dans ton cœur avec un jardinier
Qui va chez mon fleuriste et t'invite à dîner
Des comptes indécis chez ton marchand de rêves
Un sablier à ton poignet des murs qui lèvent
Des chagrins brodés main pour t'enchaîner à moi
Des armes surréelles pour me tuer cent fois

Cette chose qu'on pense être du feu de Dieu
Cette mer qui remonte au pied de ton vacarme
Ces portes de l'enfer devant quoi tu désarmes
Ces serments de la nuit qui peuplent nos aveux
Et cette joie qui fout le camp de ton collant
Ces silences perdus au bout d'une parole
Et ces ailes cassées chaque fois qu'on s'envole
Ce temps qui ne tient plus qu'à trois... deux... un... zéro

JE TE DONNE TOUT ÇA, MARIE !

commentaires

23/06/08 - 00:21

Consolation à Monsieur du Gommier, gentilhomme de Pougues-les-Eaux, sur la disparition de son scrotum :

Ta douleur, du Gommier, sera donc éternelle
Et les tristes discours
Que te met en l’esprit cette perte charnelle
L’augmenteront toujours ?
Le malheur de tes noix vilainement coupées
Gisant sur ton grabat,
Est-ce quelque dédale où ta raison frappée
Ne se retreuve pas ?
Je sais de quel nectar tes couilles étaient pleines
Et n’ai pas entrepris,
Injurieux ami, de soulager ta peine
Avecque leur mépris.
Mais les plus beaux scrota et toutes belles choses
Ont le pire destin :
Rose, il a donc vécu ce que vivent les roses,
L’espace d’un matin.

23/06/08 - 23:15

Eh quoi, du Gommier ? Ton dol est-il si grand qu’il t’empesche de rendre au nom de tes amis les Consolations qu’ils t’ont offertes ?

Ne recommence pas si ne veux que je m’attribue l’alexandrin qui fit ta gloire :
JE MALAXE ARDEMMENT VOTRE SCROTUM FRIPÉ !

23/06/08 - 23:51

C'est nous, les descendants des régiments d'Afrique,
Les chasseurs, les spahis, les goumiers,
Gardiens et défenseurs d'empires magnifiques,
Sous l'ardent soleil chevauchant sans répit leurs fiers coursiers !

Toujours prêts à servir,
A vaincre ou à mourir,
Nos coeurs se sont unis
Pour la patrie !

Trompettes au garde-à-vous, sonnez à l'étendard
Et que fièrement dans le ciel montent nos trois couleurs !
Le souffle de la France anime la fanfare
Et met à chacun un peu d'air du pays au fond du coeur !

24/06/08 - 00:23

Sous le soleil brûlant de l'Algérie
Notre étendard flottait calme et vainqueur.
Au cri d'appel de la Mère Patrie
Du Nord il vole affronter la rigueur.
Va déployer au vent de la Crimée
Tes plis sacrés, ô mon noble drapeau !
Déjà noirci de poudre et de fumée
Au premier rang tu seras le plus beau.

Refrain
Hourrah ! hourrah ! mon brave régiment
Le canon résonne
Et le clairon sonne
Hourrah ! hourrah !
Zouaves, en avant !
Hourrah ! hourrah ! en avant ! en avant !
Pan ! pan ! l'Arbi,
Les chacals, ces vaillants guerriers
Qui ne laissent pas les colons nu-pieds !
Cinquante sous la paire de souliers
Approchez ! venez près des quartiers
Vous y trouverez aussi des sous-pieds
Qui sont payés.

Sans crainte, amis, on peut fouler la terre
Qui, tôt ou tard, doit recouvrir nos corps
Lorsqu'on sent là, seul bien du militaire
Un coeur loyal, une âme sans remords !
Heureux celui qui meurt dans les batailles
Sous son drapeau, près de ses vieux amis,
Il a du moins de nobles funérailles
Et Dieu bénit qui meurt pour son pays !

Que le conscrit, tout bas, se désespère
S'il est un jour sans vivres, sans abri !
Le vieux chacal sait dormir sur la terre ;
Le sol suffit à son corps endurci.
Le vieux chacal pour chasser la famine,
A des moyens qu'en Afrique il apprit.
Les maraudeurs fournissent la cuisine
On vit toujours aux frais de l'ennemi !

24/06/08 - 00:23

Sous le soleil brûlant de l'Algérie
Notre étendard flottait calme et vainqueur.
Au cri d'appel de la Mère Patrie
Du Nord il vole affronter la rigueur.
Va déployer au vent de la Crimée
Tes plis sacrés, ô mon noble drapeau !
Déjà noirci de poudre et de fumée
Au premier rang tu seras le plus beau.

Refrain
Hourrah ! hourrah ! mon brave régiment
Le canon résonne
Et le clairon sonne
Hourrah ! hourrah !
Zouaves, en avant !
Hourrah ! hourrah ! en avant ! en avant !
Pan ! pan ! l'Arbi,
Les chacals, ces vaillants guerriers
Qui ne laissent pas les colons nu-pieds !
Cinquante sous la paire de souliers
Approchez ! venez près des quartiers
Vous y trouverez aussi des sous-pieds
Qui sont payés.

Sans crainte, amis, on peut fouler la terre
Qui, tôt ou tard, doit recouvrir nos corps
Lorsqu'on sent là, seul bien du militaire
Un coeur loyal, une âme sans remords !
Heureux celui qui meurt dans les batailles
Sous son drapeau, près de ses vieux amis,
Il a du moins de nobles funérailles
Et Dieu bénit qui meurt pour son pays !

Que le conscrit, tout bas, se désespère
S'il est un jour sans vivres, sans abri !
Le vieux chacal sait dormir sur la terre ;
Le sol suffit à son corps endurci.
Le vieux chacal pour chasser la famine,
A des moyens qu'en Afrique il apprit.
Les maraudeurs fournissent la cuisine
On vit toujours aux frais de l'ennemi !

24/06/08 - 00:25

Espèce de zouave ! Bachi-bouzouk ! Moule à gaufre ! Ectoplasme ! Boit-sans-soif ! Anthropopithèque ! Crétin des Alpes ! Sapajou ! Tchouk-tchouk-nougat ! Marin d’eau douce ! Va-nu-pieds ! Emplâtre ! Bayadère de carnaval !

24/06/08 - 00:26

Moi ? Zouave ? Ah, je fais le zouave !...

27/06/08 - 18:03

Je n'imaginais que ce blog eût vocation à servir de cour de récréation, mais pourquoi pas ! :o)

Les commentaires sont automatiquement fermés aux visiteurs au bout de trente jours.