Anthologie Cruelle, c'est un pléonasme. Toute anthologie est le résultat d'un choix. Tout choix est cruel ! Bla bla bla... Qu'est-ce qui justifie la présence d'une anthologie poétique sur un site comme Gayattitude ? Rien, sinon le caprice d'un internaute désireux de rappeler aux intervenants que la poésie est parole première. Que toute prise de parole, s'exprimât-elle par l'image ou le geste, le simple signe, se confronte à la poésie. Pour le reste, le choix que j'offre ici est fonction de mon humeur, de mon itinéraire, et de ce qui me touche encore. D'où les absences, les vides historiques. Cette anthologie ne prétends pas à l'exhaustivité. Je la veux ultra subjective et la diffuse comme telle. Je est une foultitude et tous ces poèmes sont moi ! Je m'engage bien entendu à retirer tous les textes soumis à droits qui me seraient signalés. ;o)

13/02/2007

13/02/07 - 18:44

et s'il fallait n'en retenir qu'un seul !

Aujourd'hui : Alain Jouffroy (1928)



Le fil du fils de l'excessif


A Aden


Se retenir de se retenir,
S'abstenir de s'abstenir,
Tenir : OUI,
A Aden comme en Eden.
S'étendre par tendresse - oui -
Et s'arracher à l'Arche ! Qui sauve !
Qui peut !
L'arbre d'Adam, sa sève
Est dans son Eve, évidemment !
Le rideau (enfin) se soulève, dérive :
Le vent de l'évidence arrive -
Comme le monde
Où l'on sonde - vite, vite, très vite,
Les secondes.

Alors ! Eros, hors-temps !
Ton « or du temps » !
Hortense ! Hélène !
Henrika, H : dépense-toi !
On te pense, mais pense à toi !
Tapissier, d'étoiles tapies,
Pense tes ondes.

Sur les hauts plateaux de l'incertain :
Renoncer à renoncer - oui -
A l'altitude des certitudes ! Tues !

Aden, 17 mars 1990


commentaires

13/02/07 - 20:09

Intéressant! Merci.

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