Anthologie Cruelle, c'est un pléonasme. Toute anthologie est le résultat d'un choix. Tout choix est cruel ! Bla bla bla... Qu'est-ce qui justifie la présence d'une anthologie poétique sur un site comme Gayattitude ? Rien, sinon le caprice d'un internaute désireux de rappeler aux intervenants que la poésie est parole première. Que toute prise de parole, s'exprimât-elle par l'image ou le geste, le simple signe, se confronte à la poésie. Pour le reste, le choix que j'offre ici est fonction de mon humeur, de mon itinéraire, et de ce qui me touche encore. D'où les absences, les vides historiques. Cette anthologie ne prétends pas à l'exhaustivité. Je la veux ultra subjective et la diffuse comme telle. Je est une foultitude et tous ces poèmes sont moi ! Je m'engage bien entendu à retirer tous les textes soumis à droits qui me seraient signalés. ;o)

22/10/2006

22/10/06 - 17:56

et s'il fallait n'en retenir qu'un seul !

Aujourd'hui : Stanislas Rodanski (1927/1981)



Je suis seul
Et j'aime la nuit d'être moi

Les lointains de mes sens
Ont une saveur ignorée des dieux

Au bout de mes bras
J'ai deux mains ouvertes

Au bout de l'inquiétude d'être au monde
J'ai la certitude d'être au regard des amis

Savez-vous bien ?
Nous sommes fleur d'eau
A bout de bras levé sur notre aide
La main hante le visage ouvert l'oeil sec
Nous bâtissons une plage mouvante
Sur l'écume silencieuse de la marée humaine

Il y a aussi ces petits bars troublants
Et le songe cultivé de fil en aiguille
Il y a ces petites jeunes filles
Et ces grands yeux de larmes ouverts sur nos secrets
Il y a nos habitudes insolites
Et ce langage facile à parler juste

Et il y a surtout le hasard facile à réveiller
des merveilles familières.


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