Anthologie Cruelle, c'est un pléonasme. Toute anthologie est le résultat d'un choix. Tout choix est cruel ! Bla bla bla... Qu'est-ce qui justifie la présence d'une anthologie poétique sur un site comme Gayattitude ? Rien, sinon le caprice d'un internaute désireux de rappeler aux intervenants que la poésie est parole première. Que toute prise de parole, s'exprimât-elle par l'image ou le geste, le simple signe, se confronte à la poésie. Pour le reste, le choix que j'offre ici est fonction de mon humeur, de mon itinéraire, et de ce qui me touche encore. D'où les absences, les vides historiques. Cette anthologie ne prétends pas à l'exhaustivité. Je la veux ultra subjective et la diffuse comme telle. Je est une foultitude et tous ces poèmes sont moi ! Je m'engage bien entendu à retirer tous les textes soumis à droits qui me seraient signalés. ;o)

04/03/2006

04/03/06 - 08:25

et s'il fallait n'en retenir qu'un seul !

Aujourd'hui : Maurice Scève (1500 ?/1562)



L'ardent desir du hault bien desiré,
Qui aspiroit a celle fin heureuse,
A de l'ardeur si grand feu attiré,
Que le corps vif est jà poulsière Umbreuse :
Et de ma vie en ce poinct malheureuse
Pour vouloir toute a son lieu condescendre,
Et de mon estre, ainsi réduit en cendre
Ne m'est resté, que ces deux signes cy :
L'oeil larmoyant pour piteuse te rendre,
La bouche ouverte a demander mercy.


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