Anthologie Cruelle, c'est un pléonasme. Toute anthologie est le résultat d'un choix. Tout choix est cruel ! Bla bla bla... Qu'est-ce qui justifie la présence d'une anthologie poétique sur un site comme Gayattitude ? Rien, sinon le caprice d'un internaute désireux de rappeler aux intervenants que la poésie est parole première. Que toute prise de parole, s'exprimât-elle par l'image ou le geste, le simple signe, se confronte à la poésie. Pour le reste, le choix que j'offre ici est fonction de mon humeur, de mon itinéraire, et de ce qui me touche encore. D'où les absences, les vides historiques. Cette anthologie ne prétends pas à l'exhaustivité. Je la veux ultra subjective et la diffuse comme telle. Je est une foultitude et tous ces poèmes sont moi ! Je m'engage bien entendu à retirer tous les textes soumis à droits qui me seraient signalés. ;o)

28/02/2006

28/02/06 - 07:12

et s'il fallait n'en retenir qu'un seul !

Aujourd'hui : Jean-Pierre Duprey (1930/1959)



Qui dirait


Croisement de l'oeil avec la nuit
Fermée bout à bout
Sur le cerveau, comme qui dirait
Cerceau, comme qui dirait
Le saut en rien.

C'est une journée qu'imagine
La nuit
De blanc fer imaginaire,
Etale, comme qui dirait,
Pétale, comme qui dirait
Spectrale devant un cri.

Or le cri devenu bouche
C'est un cerceau, nul doute,
C'est un cerceau
Fermé, dirait le rouge fer.
C'est moi qui serre, comme qui dirait
Et je saute, comme qui dirait,
Bouée de sang à bout
A bout de l'ombre courbe,
A bout de souffle sur son cri.

Or le cri devenu chair,
C'est cela, comme qui dirait,
C'est bien cela, comme qui dirait...



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